La nouvelle compétitivité  dans  la  nouvelle  économie

Préparée par  Boudjemil  Ahmed

Centre universitaire de Béchar- Algérie

 

Les conditions d’une insertion réussie des économies maghrébines

La réussite d’une telle perspective susceptible d’instaurer un environnement propice etfécond suppose la conjonction de facteurs économiques (l’ouverture et la compétitivité deséconomies Maghrébines) des économies Maghrébines) sociaux (l’accumulation du capitalhumain) et institutionnels (les législations sur la propriété technologique et les politiquespubliques en matière de R et D).

1/ L’ouverture sur l’extérieur et la nouvelle compétitivité des économies Maghrébines.

L’enjeu est de taille pour les économies Maghrébines, et arabes en générale, pour les annéesà venir. Ces derniers devront repenser leurs régimes de croissance afin de suivre lesévolutions rapides d’un environnement devenu de plus en plus compétitif et de là éviter lamarginalisation qui les menace.Le défi majeur auquel ces pays sont appelés à le relever est d’assurer leur croissance

économique pour améliorer le mode de vie de leur population de plus en plus en quête d’unjob. Et ceci dans un nouveau contexte caractérisé par l’émergence de la nouvelle économie(EFC) l’instauration du marché unique européen et les perspectives d’élargissement à l’Est lapoursuite du processus de libéralisation multilatérale dans le cadre des négociation del’OMC.Ces pays devront améliorer les conditions d’affectation des ressources, diversifier leur

appareil productif pour réévaluer les points d’entrée de leurs exportations (diversifiées)dans les marchésoccidentaux.L’affaiblissement marqué du rythme de croissance des pays du Maghreb est en grandepartie dû à la non-convergence des politiques scientifiques, technologique et d’éducationavec les politiques économiques. Tous les spécialistes s’accordent à dire que ces politiquesn’ont pas débouché sur de réelles capacités d’innovation dans la sphère productive.

L’économie fondée sur la concurrence implique que les priorités éducationnelles et donc lespolitiques éducatives et de formation doivent suivrent l’économie lors qu’elle change destade de développement.En ce temps de mondialisation industrielle et de globalisation financière, la libéralisationcroissante des échanges commerciaux a pour celle de la concurrence provenant de toutes les

parties du globe. Par contrecoup, aucun pays dans aucun temps n’est à l’abri des effets decette montée de l’état de concurrence.

Le commerce international a connu ces 20 dernières années d’importants changements quiont affecté son équilibre et reconfiguré ses trajectoires, la montée en puissance du Japon etdes pays du Sud-Asiatiques, la réussite de l ‘Europe économique en tant que regroupementrégionale bien intégré, la montée en puissance du multiteralisme et du libéralisme unilatéral

exprimant une volonté politique constante de la part des Etats- Unies et ses allies àpoursuivrent des négociations au sein de l’OMC allant à généraliser toute les échangescommerciaux (textile, habillement).

La poursuite de cette tendance va conduire à plus d’ouverture des économies nationales etainsi une évolution croissante des importations et des exportations des pays impliqués danscette ouverture.Dans ces conditions, la position de ces pays va être déterminés par leur capacité àdévelopper des industries et des entreprises assez compétitives pour résister à la concurrence

étrangère et décrocher des marchés à l’exportation. En ce sens, l’internationalisme del’entreprise est une conséquence inéluctable de celle des marchés et de la concurrence.L’économie fondée sur la concurrence répond à cet impératif en permettant à une économienationale ou à un pays de générer de la connaissance qui constituera à terme la richesse de

la formulation de la nouvelle compétitivité (internationale) d’une économie nationale. Danscette économie nouvelle fondée sur la connaissance, suit une autre séquence qui n’est pascelle que les théories économiques ont essayé de la définir à travers le phénomène despécialisation des économies classique.En effet, il n’est de définition de la compétitivité que celle fondée sur une comparaisoninternationale des économies et cela pour des raisons majeures : premièrement, les parts demarché des entreprises vont être de plus en plus contestées sur le territoire national par desconcurrents étrangers et dont ces entreprises ne pourront conserver un potentiel dedéveloppement que par l’accès à des marchés étrangers ; deuxièment, si elles veulentamortir dans des conditions ses investissements de compétitivité, elles ne peuvent le faireque sur une base en volume analogue a celle des concurrents directs.Pour M.Porter, le développement d’une industrie compétitive repose sur la possibilité decette industrie de trouver au sein de son pays matriciel des industries liées et de supportégalement compétitif.Ce raisonnement conduit à la notion de la performance globale d’une filière industrielle,laquelle dépend de celle de chacun des ses maillons. En effet, le nouveau redéploiement àl’étranger des firmes tient beaucoup compte de ce facteur qui est l’existence des industries

de support dans un territoire donnée.M.Porter précise que ces industries de support pouvant ne pas appartenir à la filière etconstituer un élément essentiel de la performance globale d’une industrie notamment avec laprésence d’activités de services supérieures, par exemple un support hautement qualifié eninformatique industrielle. Son approche est donc plus large.Dans le nouvel environnement économique, les industries de haute technologie enparticulier les TIC conditionnent l’EFC dans la mesure où la plus grande partie de la valeurajoutée se réalise dans ces activités de haute technologie.D’un point de vue sectorielle, l’EFC tient beaucoup à ce que ces industries de support (TIC)se développent car elle deviennent les principaux créateurs d’emplois, elle constituent ceque M Mouloud les qualifient par le stock de ressource cognItive indispensables àl’insertion dans le division internationale du travail fondée sur les connaissances.Deuxième facteur qui est d’une importance capitale et se lie au premier facteur est celui del’innovation et de l’esprit d’entreprise. Ce facteur est pour beaucoup dans la déterminationde la compétitivité d’une industrie nationale dans la mesure où il ouvre des perspectives

encourageantes sur les possibilités de compenser certains handicapes de bases se rapportant

aux facteurs basiques, tels qu’il les explique M.Porter.

Cet auteur estime que l’innovation et l’initiative conduisent les responsables à « construire »

des facteurs, les facteurs avancés, soit pour mieux exploiter les ressources naturelles, soit

pour compenser un déficit sur l’un ou plusieurs des facteurs nécessaires à une production.

Cette distribution entre facteurs basiques avancés renvoie à une distinction selon porter

entre deux catégories de facteurs : les facteurs généraux et les facteurs spécialisés.

 

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