La problématique d’une démarche évaluative de l’enseignement supérieur en Algérie

par : Refaa Cherifai

Université de Ouargla- Algérie

 

le thème de L’évaluation des établissements publics à caractèrescientifique, culturel et professionnel a connu ses dernières années d’énorme progrès .L’évaluation dans l’enseignement supérieur au niveau mondial connaît actuellement unchangement d’échelle. Il continuera de le faire dans les prochaines années en organisant sesmodes de fonctionnement de façon à ce qu’ils soient mieux adapté . Le changementd’échelle a, en outre, des conséquences essentielles sur l’évaluation d’ensemble du dispositif

d’enseignement supérieur ce qui emmène à Refonder l’évaluation sur les critères de laqualité .Le choix de ce sujet s’est formalisé pour au moins deux raisons :

La première raison tenait au contexte Algérien ,dans lequel l’évaluation est considéréecomme un palier de toute mutation de ce système . après l’évaluation d’un établissement ; ondevrait pouvoir dire ce que chez lui fonctionne bien ou mal , ce que l’on peu corriger etaméliorer . l’évaluation est avant tout un dialogue ;une aide et un recours possible .

1/ nous devrons voir comment fonctionne l’enseignement dans tous cycleet la formation continue .

2/ quel est l’état de santé des universités dans leur ensemble .

3/ il s’agira de faire connaître à chaque établissement , au ministère et

à l’opinion publique comment fonctionnent les universités par branche

et globalement .

4/ voir comment les enseignements respectent les deux impératifs souvent

contradictoire ;la formation à une culture générale et la formation

professionnelle ayant des débouches .

5/ le rôle fondamentale des universités est de faire progresser les connaissances(larecherche) et de les transmettre (enseignement ) ; nous devrons vérifier la recherche , letravail constant de la recherche , l’esprit de la recherche et si la formation à et par la

recherche ont la place qu’il méritent .

6/ voir comment est maintenue l’équilibre nécessaire entre la recherche fondamentale et la

recherche appliquée( on sait que tout déséquilibre dans ce domaine aboutit à des excès

nuisibles ) .

7/ par le bai de l’évaluation nous devrons vérifier que dans tout les domaines , la qualité est

respectée partout , en conformité avec les normes internationales universellement reconnues

.8/ l’évaluation permet de classer les universités on les comparant à celle que nousconnaissons dans d’autre grands pays dans la logique qu’il ne peut pas y avoir centuniversités égale ; mais notre enseignement est un enseignement de masse . de ce poser la

question si elles atteignent la même efficacité . est ce qu’elle sont les moyens et les statutsqu’elles méritent .

8/ les universités remplissent-elles bien leur rôle de formation des enseignants .

9/ les universités savent t-elles attirer les enseignants , les chercheurs , les étudiants de

valeur .

10/ l’université est-elle refermée sur elle-même ou ouverte sur le monde extérieur ,

notamment sur l’industrie et la région .

11/ comment sont gouvernées les universités ?

  • • le sont-elles avec dynamisme et sans palabre excessive ou sont –elles dominées

par des groupes de pressions défendant des privilèges ?

  • • comment se fait le recrutement de nouveaux enseignants –chercheurs ; est-il

ouvert ? respectueux de la qualité et de la mobilité ? cherche-ils à constituer de

bonne équipes ou le choix est-il local ? anarchique voire optique ? etc.……. .

Les années récentes ont vu se développer en Algérie de nombreuses études etrecommandations sur l’évaluation de l’enseignement supérieur. Tandis qu’ au niveau del’Europe ; le débat ouvert sur l’extension de l’autonomie des universités y associe toujours

l’évaluation. Il interfère à coup sûr avec les questions issues du débat sur la décentralisation.les enseignements des évaluations n’en constituent pas moins des matériaux utiles à cette

réflexion. Plus d’autonomie exige davantage d’évaluation.iiDe nombreux textes, venant aussi bien de la Conférence des présidentsd’université ,que des ministres chargés de l’Enseignement supérieur, portent la trace decette exigenceiii Mais, au-delà de cette demande de développement de l’évaluation, lesquestions de la nature, du (ou des) auteur(s), de la méthodologie de l’évaluation, restentouvertes.

L’ouverture de l’espace mondiale de l’enseignement supérieur suscite des questionsessentielles pour le dispositif algérien Elles portent notamment sur l’existence de « bonnespratiques » assurant la crédibilité de notre système , de processus d’assurance -qualité etd’évaluation offrant toutes garanties aux usagers et aux partenaires local et étrangers.Un regard lucide sur ces questions et un examen attentif de notre situation et despratiques des autres pays doivent permettent de déterminer les évolutions nécessaires.

L’urgence de cette réflexion est encore accrue par la perspective proche de l’ouverture denotre pays au marche international. Nous devons traiter ces questions, on prenant appui

 

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