Les économies des pays du Maghreb et l’alternative de la compétitivité des accords de coopération euro –méditerranéen.

 

Centre universitaire de Béchar

Mr : Boudjemil Ahmed maitre assistant,

 

A l’heure du grand défi que représente à l’horizon 2010 la zone de libre échange Euro-Maghrébine pour les économies des trois pays du Maghreb central et qui se sont lancées dans des programmes d’ajustement structurel privilégiant la stabilité monétaire et financière, la tenue de la conférence de Barcelone (1995) entre les  pays d’Europe et les pays de la Méditerranée et en particulier les pays du Maghreb vient rappeler l’urgence pour ces derniers de réviser leur modèle de développement économique et social. Car il est temps, comme la souligné le directeur de l’organisation mondiale du commerce(OMC) Mr Ruggiero ( ) a Tunis, pour les pays du Maghreb de reconnaître les limites d’une politique commerciale extérieure axée sur les dévaluations monétaires comme seul instrument de compétitivité il faut développer d’autre schémas de compétitivité économiques axé sue l’assimilation du progrès techniques, la diffusion des connaissances scientifiques et des systèmes de formation efficaces.( )

En privilégiant comme source principale de compétitivité l’innovation technologique et commerciale, les pays du Maghreb arriveront a promouvoir une réelle compétitivité structurelle afin de garantir une insertion efficace de leurs économies dans la division internationale du travail/ ce qui leur assurera un combat a armes égales avec leurs voisins du Nord .

La compétitivité est aujourd’hui un enjeu majeur. les gouvernements des pays du Maghreb se trouvent  confrontés à une crise globale dont les conséquences continuent de se manifester. Il leur incombe la lourde tache et responsabilité de faire réussir les réformes économiques  qu’ils  ont entrepris sous l’assistance des institutions internationales. après plus de trois décennies d’efforts de développement, les pays du Maghreb, force est de reconnaître, sont mis a l’épreuve du défi de la compétitivité impliquant la révision des choix qu’ils ont opérés aux cours des années soixante et soixante dix et des stratégies qu’ils ont déployés pour les atteindre.

A l’heure où les Etat-Unis ont mis en place un conseil de compétitivité, et l’union Européenne s’est doté, elle aussi, d’un groupe consultatif sur la compétitivité, les économies des pays du Maghreb ont toujours peur de la course à la compétitivité. Il est temps de se demander sur la réelle volonté des pays du Maghreb à développer  et à promouvoir les conditions d’une véritable société maghrébine compétitive capable de faire face aux enjeux que représente l’instauration de la zone de libre échange. Par société compétitive, en entend la capacité de cette dernière de réaliser un équilibre entre la création de richesse et la cohésion sociale( ).En d’autres termes cette société doit être capable d’identifier et de gérer efficacement toutes les facettes de la compétitivité, des infrastructures jusqu’à l’éducation. A ce sujet, SID Ahmed Abdeelkader s’interroge sur l’état des économies maghrébines dans le domaine de la science, de la technologie et de l’éducation. Il dénonce le schéma dévaluationniste dont ses conséquences les plus évidentes pour l’économie d’un pays sont : paupérisation de la société a cause d’une réduction chaque jour plus de pouvoir d’achat des salariés, contraction du marché intérieur et donc impossibilité pour les firmes exportatrice de s’adosser à un marché intérieur dynamique avec péréquation des prix de vente entre les marchés domestiques et extérieurs, incapacité congénitale de l’offre à se diversifier et à la mise en œuvre de technologies avances, et enfin faible attraction des investissements étrangers.

Il nous parait donc clair, qu’a la lumière des conséquences néfastes, les pays du Maghreb sont contraints de tirer profit de  l’expérience de certains pays en développement qui sont arrivés à  réaliser des résultats de compétitivité très probante grâce à des stratégies  efficaces dans le domaine de la recherche et du progrès technique, de pair avec l’adoption de système de formation efficace et par conséquent l’émergence d’élites capable de prendre en charge le développement économique du pays.

L’urgence pour les pays du Maghreb est grande afin de réaliser leur transition vers un modèle de développement économique axé sur l’innovation technologique et commerciale. Cette transition dépend, comme le souligne Sid Ahmed Abdelkader, de la promotion a terme d’un compétitivité é structurelle externe à même de garantir une fructueuse insertion des économies des pays maghrébines dans la division internationale du travail en général, et en particulier avec les pays d’Europe toute la question pour nous  est de savoir ce que veut dire  le terme de compétitivité structurelle ?

 

La compétitivité d’une nation

 

Sur le plan micro-économique, une entreprise est compétitive si elle est concurrentielle sur elle marché international avec les biens et les services qu’elle produit. Et sur le plan macro-économique, un pays ou une industrie est compétitive s’il accroît ses parts de marches tout en s’adaptant constamment à la demande domestique et mondiale. cette course pour les parts de marchés internationaux dépend des atouts qu’une économie nationale peut les mettre en jeu ou les développer de manière compétitive.

Pour Adam Smith, les avantages d’une économie doivent provenir non seulement de la disponibilité naturelle de facteurs compétitifs, mais aussi de leur «construction volontaire »basée sur des économies d’échelle et les effets d’apprentissage résultant d’une spécialisation recherchée. Ainsi, l’efficacité et la spécialisation peuvent se renforcer l’une a l’autre pour construire des avantages concurrentiels propre a une économie. Reste a spécifier que cette spécialisation est soumise aux conditions de création d’une concurrence diversifiée. Autrement dit, s’est la réalisation de produits suffisamment différenciés pour conférer à certains producteurs un pouvoir de monopole, a l’évidence limité dans le temps et dans l’espace, mais réel soit-il. (  )

On peut définir les parts de marchés comme le rapport entre les exportations d’un pays et la somme des importations mondiales. Et autant que les exportations d’un pays sont importantes par rapport aux improbations du reste du monde, autant le degré d’ouverture de ce pays sur l’économie mondiale sera grand.

Il est clair, qu’aujourd’hui, la compétitivité est décisive pour une économie nationale afin d’accroître ses parts de marches a l’exportation, d’une part, et d’attirer le capital étranger, d’autre part. Ce double rôle de la compétitivité(gains de parts de marchés et capacité du territoire national à attirer le capital étranger) explique ce que bons d’économies nationales ont réaliser en matière de performances extérieures  sur le marché international et la nature des avantages qu’ils détiennent cette observation dégage un large accord sur l’extraordinaire réussite des pays du sud-est asiatique dans le domaine de la compétitivité internationale. La part de ces pays dans les exportations mondiales des produits manufacturés a enregistré une augmentation remarquable  durant la période 1963/1995, de même que l’effort d’investissement a lui aussi dépassé les 20%du PIB, soit deux fois plus élève que les autres pays en voie de développement. ( )  La croissance économique de ces pays  a été de 5.5 %  en moyenne durant la même période, soit une progression trois fois supérieure à celle de l’Amérique latine  et cinq fois plus de l’Afrique subsaharienne.  Le dynamisme économique de cette région tient aux effets positifs du commerce Intra-asiatique.

 

La mesure de la compétitivité internationale d’une économie

 

La compréhension des conditions de la concurrence internationale dépend au premier lieu de la manière de mesurer les performances extérieures détenues par les «économies nationales qui jouissent des positions tenables sur les marchés internationaux. Différents instruments de mesure sont alors a utiliser pour mesurer cette performance et  qui sont en effet tous révélateurs de l’intelligence des phénomènes en cause. Toutefois, il faut  noter que la méthode de calcule d"un  indicateur de performance demeure complexe, d’autant plus qu’il s’agit de deux types de compétitivité a savoir : la compétitivité –coût et la compétitivité hors-coût. Toute la question pour nous est de savoir comment mesurer la performance extérieure d’une économie sur le marché internationale et d’essayer d’un autre coté  de comprendre les conditions de formation  des avantages dont jouisse cette  économie nationale. Pour cela plusieurs étapes sont nécessaires afin de dégager les instruments de mesure qui seront utiliser pour mieux cerner les contours de la notion de compétitivité.

Bien que la mesure de la balance commerciale  d’une économie(solde équilibré ou positif du commerce extérieur) soit un très bon indicateur de la bonne santé économique d’une nation, néanmoins cette mesure demeure incomplète et limitée vu qu’elle dépend, elle aussi, d’un grand nombre de phénomène tels que : le taux de change du pays considérer par rapport aux autres pays, l’évolution de la demande intérieure de l ‘économie nationale par rapport à la demande mondiale. Il convient donc de ne pas s’arrêter a la seule mesure de la balance commerciale pour analyser le développement des échanges extérieurs d’une économie par rapport à la totalité des échanges mondiaux. cette mesure de  part de marché, globale(rapport entre les exportations d’un pays et la somme des importations mondiales) et sectorielle(rapport entre les exportations du pays considéré d’un type de produit donné ou d’un secteur donnée et la somme des importations de ce produit ou ce secteur) d’un pays est un indicateur précieux, mais elle reste qu’une mesure d’un résultat dans la mesure où elle n’offre aucune piste pour la compréhension des causes de la compétitivité des nations. C’est pour cela qu’il convient d’aborder des démarches plus précises.

 

Choisir un indicateur de performance pertinent

 

Afin de choisir un indicateur solide et capable de traduire les secrets de la compétitivité d’une économie, il convient, en premier lieu, de choisir un groupe homogène de pays partenaires et une année de base où les le poids des différents pays sera pondéré en fonction de leur importance relative dans les exportations nationales, et en second lieu,  mettre  en corrélation la mesure de la performance extérieure d’une économie(indicateur de compétitivité) avec un indicateur des avantages détenus par cette économie pour les principaux facteurs de production mesurables : les coûts salariaux, le coût des consommation intermédiaire et l’amortissement du capital. Ce qui permet de compléter la comparaison des performances extérieures par une comparaison des coûts de productions des pays concernés. Ce dernier point est d’une importance capital pour ce type d’analyse portant sur les différentes facettes de la notion de compétitivité. Car comme le souligne Bertrand Nezys dans son ouvrage intitulé : la compétitivité internationale ( )   « l’idée de base est que la compétitivité ne peut pas être considérer comme une notion unitaire globale, mais qu’il  faut distinguer différents types de compétitivité a savoir : la compétitivité –coût et la compétitivité hors –coût et que chaque type devrait être définie de façon aussi précise que possible

 

Le taux de couverture industriel structurel

 

D’après les travaux du centre prospectif et d’informations internationales(1 ) le taux de couverture industriel structurel est le meilleur moyen pour mesurer la  compétitivité internationale d’une économie nationale par rapport à ses partenaires. Ce taux synthétise trois indicateurs majeurs : le premier (taux de couverture industriel absolu) expliquant que les résultats de performances extérieures d’une économie nationale sont mesurer par le rapport de ses exportations sur ses importations de produits manufacturés, mesuré a prix constants, c’est a dire en volume et en éliminant les effets des variations conjoncturelles des taux de change. Pour éliminer la valeur absolue de cette mesure de performance extérieure(TCIA)  on utilise un deuxième indicateur qui tiendra en compte le caractère de la relativité de la mesure de la performance. Il s’agit du taux de couverture industriel relatif. Ce dernier démarre du constat que la performance relative d’une économie par rapport a ses partenaires traduit mieux et d’une façon très significative le jeu de la compétitivité. Il est donc utile de comparer le rapport exportations/importations d’un pays à la moyenne des rapports des autres pays concurrents. Enfin et afin d’éliminer le différentiel du rythme de la  croissance des économies et de même rendre la signification de la mesure indépendante des variations relatives de la demande d’une économie nationale et de la demande extérieure, il faut que la demande extérieure croie plus vite qu’une demande intérieure. Ce qui entraînera  par conséquent un surplus d’exportations. Le cas contraire, un pays dont la demande intérieure progresse plus vite que la demande extérieure, tend a importer plus et à exporter moins.

Après la détermination d’un instrument de mesure des performances extérieures d’une économie nationale, il convient  ensuite d’opérer un travail de recherche sur les fondements de la compétitivité favorisant la participation des entreprises et des pays dans les échanges internationaux, et partant l’élévation de la production, du revenu et du bien-être de la société.  Car, il faut le souligner, l’étude de la compétitivité ne peut pas se limiter à l’examen de ses effets sur les performances commerciales du pays, mais elle doit envisager les conséquences globales sur le revenu et le bien-être de la société.

La recherche des causes de la compétitivité d’une économie nationale consiste à rechercher les facteurs expliquant les performances extérieures détenues par ce pays. Les principaux facteurs de productions mesurables qui permettent à une économie d’être avantager dans le domaine de la compétitivité sont : les coûts salariaux, le coûts des consommations intermédiaires et l’amortissement du capital. L’opération consiste donc a déterminer la nature de la relation qui existe entre ses facteurs de compétitivité et l’instrument de mesure de la performance extérieure d’une économie nationale(ici le taux de couverture industriel structurel). En d’autre terme, il s’agit de démontrer la responsabilité de l’un de ses facteurs de compétitivité quant à l’obtention  ou la perte des parts de marchés a l’extérieur pour un pays qui pratique la compétitivité par les coûts.

 

La compétitivité –coûts

 

Ce type de compétitivité se réfère à la comparaison internationale des coûts et se ramène souvent à une comparaison de coûts salariaux. Ainsi, un pays se trouve dans une situation de compétitivité –coût lorsqu’une baisse relative des coûts de productions lui permet d’augmenter ses exportations, de gagner des parts de marchés, d’équilibrer la balance commerciale ou d’accroître l’excédent. L’idée de base est qu’un avantage –coût devrait permettre a un pays, ainsi que ses entreprises, à acquérir une bonne position relative de point de vue de la performance extérieure(part de marche). Une question mérite d’être poser : cette forme de compétitivité suffit-elle a expliquer les gains ou les pertes  de parts de marchés. Des études empiriques ont en effet jeté un doute sur la relation qui peut exister entre l’évolution des coûts du pays par rapport à ceux de ses concurrents et ses performances.

En 1978, Nicolas Kaldor essaya de comparer la croissance des coûts salariaux unitaire relatif et l’évolution des parts de marches a l’exportations des produits manufacturé » des douzes pays industrialisé. Les observations de ce dernier allaient constitue ce qu’on appel le paradoxe de Kaldor. il s’est avéré, et les travaux de Jan Fagerberg  en 1988 le confirment aussi, que les variations des coûts salariaux unitaires relatifs n’ont eu que des effets très faibles sur l’évolution des parts de marchés. ou du moins, ils ont considérer que la relation peut demeurer normale(coût et part de marche évoluent en sens inverse), mais l’effet est très négligeable. Dans ce sens, et afin de parier aux faiblesses de la mesure des coûts salariaux unitaires relatifs, une autre étude a été menée en 1988 dans l’institut de recherche économique et sociale par une équipe de recherche (J.Mthis, J.Mazier et D.Rivaud Danset) afin de déterminer un autre facteur de compétitivité expliquant les performances extérieures d’une économie nationale. il s’agit des coûts unitaires  relatifs totaux qui seront calculés pour l’ensemble de la production d’un pays ou pour un secteur industriel donnée. Et pour passer du coût salarial unitaire relatif aux coûts unitaires relatifs  totaux, il suffit d’ajouter au premier facteur de la compétitivité les consommations intermédiaires  et l’amortissement du capital.

Ce deuxième type de mesure de la compétitivité a le mérite de distinguer chez une économie nationale ses avantages –coûts ainsi que ses avantages hors-coûts. Il parait donc, d’après l’étude menée par cette équipe de recherche, que le facteur déterminant de la compétitivité(pour le Japon et  les autres pays industrialiser) est belle et bien le niveau technologique du pays et sa capacité d’innovation. L’élévation rapide du niveau technologique d’un pays par rapport à ses concurrents, tant sur le plan de la productivité qu’a celui de l’imitation des produits, permet d’augmenter rapidement la capacité de production de  ce pays et d’accroître ses parts de marchés à l’exportation. Si on se limite uniquement a cet exemple de comparaison entre les deux pays a excédent commercial positif (l’Allemagne et le Japon) et les autres pays industrialiser, on comprend aisément que ces deux pays ont développer des avantages hors-coûts leur permettant d’affermir leurs positions sur les marchés étrangers. Enfin, il faut noter, que la nature de ces avantages hors-coûts relève de plusieurs domaines tels que l’innovation technologique dans les produits et les processus, le marketing et l’innovation organisationnelle.

 

La compétitivité hors-coûts

 

La conclusion qui se dégage automatiquement de ces analyses sur les secrets de la compétitivité d’une économie nationale, et l’expérience le confirme, s’est que la concurrence, aujourd’hui, ne se joue plus uniquement sur la notion d’avantages –coûts, mais sur une combinaison d’avantages hors-coûts et de pression sur les coûts. Le terme de combinaison explique que l’entreprise est amenée a faire un choix, qui reste toutefois nécessaire, entre les formes de compétitivité. Elle doit décider soit d’opter pour une forme de compétitivité donnée(avantages- coûts ou hors -coûts) ou choisir une forme de combinaison entre les deux formes. Ce choix se concrétise dans nature de l’offre de l’entreprise sur le marché.

La compétitivité par les coûts concerne le cas où les produits offerts sur le le marché sont largement substituabe les uns aux autres, ce qui correspond souvent aux segments de marché sur lesquels les prix jouent un rôle prépondérant parmi les critères de chois d’un produits et son fournisseurs, et dont l’effort de compétitivité –prix est grandement nécessaire pour combattre  la concurrence. Quant a la compétitivité hors-coûts, celle –ci comporte deux volet : la différenciation qualitative qui génère des efforts de différenciation à l’intérieure d’une catégorie d’offres et entraînant une orientation des préférences des clients sur certains produits plutôt que sur d’autres, et une différenciation par la variété qui se traduit par un élargissement de la gamme  des produits offerts à la clientèle. Cette dernière forme de compétitivité appelée «compétitivité structurelle » s’impose comme une condition sine qua non du développement économique  et social de la région du Maghreb centrale. Et ce qu’on entend par une compétitivité structurelle la capacité d’une économie nationale ou d’une industrie de se doter d’une structure lui permettant de développer durablement des avantages qui lui procure des parts de marchés importants, d’une part, et d’attirer l’investissement étranger.

 

Définition de la compétitivité

 

D’après le centre d’études prospectives et d’informations internationales, la compétitivité d’une entreprise sur le marché internationale est sa capacité à acquérir et à fidéliser des clients par le développement continu d’avantages concurrentiels fondés sur une appréciation permanente, autant de la valeur de ces avantages aux yeux des clients, que des conditions sociales, techniques et économiques de leur production, de leur renouvellement et de leur commercialisation.

 

Bibliographie

Bertrand Nezeys, la compétitivité internationale, édition  economica,paris 1996

Dniel Michel, Robert Salle, Jean-Paul Valla, le marketing industriel : stratégies et mise en oeuvre, édition  economica, paris, 1996

Stephane Garelli, «il était une fois deux économies » in l’art du management, édition Village mondiale, paris, 1997

Pilippe D’arvisenet, Jean- Piere Petit, échange et finance internationale, editionD’organisation,paris, 1998

Revue : les économies du Maghreb : l’impératif du Barcelone