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Les chotts et les Sebkhas : un patrimoine minier et environnemental en voie  de dégradation

 

 

 

 

Hacini Messaoud*,  Zatout Merzouk*, Kadri Mohamed Mehdi*,  Haddane Abdennoure*,  Khabaz Mohamed El Ghali*, Guerredi Hocine*, Bellaoueur Abdelazeizet et Lamini Abdallah*

*Université Kasdi Merbah Ouargla

Laboratoire de Géologie du Sahara

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Les sebkhas et les chotts sont des écosystèmes naturels, présentant des intérêts écologiques et économiques certains. Ces systèmes sont  utilisés par les géochimistes pour la reconstitution des histoires géochimiques naturelles, considérées comme des laboratoires à ciel ouvert. Ils sont exploités pour l’extraction de beaucoup des sels, en l’occurrence l’halite. Sur le plan écologique, les sebkhas et les chotts sont des zones humides, qui protègent la biodiversité (Gonzalo et al, 2006). Ces zones sont fortement productives, elles sont le siège de plusieurs chaînes alimentaires, et elles hébergent les oiseaux qui utilisent ces milieux repos, de reproduction et d’hivernage. En revanche, ces zones sont très fragiles et très sensibles. L’Afrique du Nord renferme de grandes étendues lagunaires sous forme des lacs éphémères salés, situés dans les bassins endoréiques, sont classées zones  humides (Convention Ramsar) et caractérisés par une forte concentration en solides dissous (Hacini et Oelkers, 2011). A l’échelle mondiale, ils ont fait l’objet de plusieurs études qui ont porté sur les principaux éléments majeurs tels que le magnésium, le potassium, le calcium et le sodium (Al-Shaibani, 2012); la formation du lithium (Gruber et al, 2011). Leurs sédiments sont le siège des minéralisations d'uranium (Ramesh Kumar et al, 2011). D’autres études se sont intéressées à l’évolution géochimique des lacs salés (Hacini et al., 2008 ; Risacher et al. 2003); et à la