L’identité entre le paradoxe et l’hyper-complexité.

 -Ouazi taoue

 Université Ouargla

 

 

 

Résumé :                                               

Ce présent article aborde la notion de l’identité ; ce concept qui tourmente notre époque et domine les discours des sociologues, les psychologues et les philosophes…etc.

Ces discours décrivent l’identité à la fois un objectif exaltent et un fardeau accablant.

on distingue que l’identité représente à la fois : L’unicité- La similitude- La reconnaissance-la permanence-Le changement qui sont tout a fai Contradictoire.

 

الهوية موضوع شديد العمق وعريض الأصل, اذ يعتبر من المفاهيم الكثيرة التي انشغل الفكر الانساني بدراسته و الاهتمام به.

هذا الموضوع الذي يحمل في طياته التعقيد  و الغموض , كما يشير الى جملة من التناقضات الصارخة  :الفرد و الجماعة-  الثبات و اتغيير........والتي سنحاول الوقوف عندها من خلال هذه الورقة. 

 

L’identité est largement utilisée mais rarement défini. Ce concept qui tourmente notre époque et domine les discours des sociologues, les psychologues et les philosophes…etc. ces discours décrivent l’identité à la fois en objectif exaltent et un fardeau accablant.

  C’est une question de combat pour l’avoir et pour le faire par l’autrui qui forme un élément vital de la vie relationnelle, économique et sociale (du processus scolaire à la réussite professionnelle. Elle touche même la vie sexuelle et amoureuse (Fromm, E, 1976).c   

-       L’identité : un sujet complexe et contradictoire :

  Aujourd’hui l’identité devient une question cruciale ;car elle touche tout les aspects de la vie humaine .

Notre objectif dans cette présente communication ; est de montré la complexité et le flou de l’identité qui forme- comme le dit si bien Claude Levy Strauss   en conclusion de séminaire sur ce thème en France –que L’identité est une sorte de foyer virtuel auquel, il nous est indispensable de référer pour expliquer un certains nombre de choses, mais sans qu’il n’ait jamais d’existence réelle.» (Barus-Michel, J, 2002).

Mais ; que désigne-t-on en parlant d’identité ? Car, elle n’est pas facile d’en donner une définition simple et claire. Elle présente a la fois :

-Caractère de ce qui est identique ou confondu.

-Egalité vérifié quelles que soit les valeurs des paramètres, noté  par le signe (=).

-Etat d’une chose qui reste toujours la même.

- Conscience de la persistance du moi.

-Ensemble des éléments permettant d’individualiser quelqu’un comme (la carte d’identité)……

A travers cette définition on distingue que l’identité représente à la fois :

-   L’unicité.

-   La similitude.

-   La reconnaissance.

On note que : «l’unicité» et la «similitude» sont deux mots contradictoires :

C'est-à-dire que l’identité est un sujet multidimensionnel et    contradictoire car elle représente de multiples fonctions et formes contradictoires tel que :

-   Individuelle ≠ collecteur.

-   personnelle ≠ sociale.

-   Objectif ≠ subjectif.

-   Singularité ≠ appartenance.

-   Permanence ≠ changement.

-   Claire ≠ flou.

-   Je suis moi ≠ qui suis-je ?

-   Je ≠ eux.

Prenons l’exemple de la carte d’identité: c’est une carte délivré par les pouvoirs publics, c’est une preuve d’existence individuelle et sociale, en revanche ceux qui n’en dispose pas de cette source d’identité (sans-papier) sont socialement rejetés, écartés, non reconnu. Tout simplement sans existence légale, mais il n’est nullement possible de déterminer l’existence de l’individu par une carte d’identité ou par le pouvoir public.

Quelques paradoxes de l’identité :

-        Ressemblances et différences :

Chacun se définit par un ensemble de caractéristiques communes à tous ceux qui sont comme lui et par des caractéristiques qui permettent de le distinguer de tous ces semblables, en conséquence, le terme d’identité prend son sens dissemblable, la singularité, à l’latérite l’individu au collectif, l’unité à la différenciation, l’objectivité à la subjectivité. Car Chaque personne est unique et chacun se définit par un ensemble de caractéristiques communes à tous ceux qui sont comme lui, et le distinguer de tous ces semblables.

En résulté ; L’identité est la reconnaissance de ce que l’on est, par soi-même ou par les autres  l’identité personnelle se construit à partir de son propre vécu, autant personnel, familial, social….

C’est en vivant de nombreuses expériences et en explorant différentes activités qui permettent à chacun de nous de construire ses propres gouts valeurs et à développer sa propre personnalité. Unité  paradoxale qui assure à la fois l’identique (semblable) et le différent. Au niveau physique de la biologie le différent et dans l’unicité de l’ADN et l’identique et dans la communité dans l’espèce humaine

 

-Centration sur soi (nous ou je) et décentration vers les autres :   

Les considérations les plus plausibles viennent de la psychanalyse, ces considérations fondées sur le rôle de l’inconscient et son impact sur le développement de la personne, remet en question l’idée d’unité de l’individu et de la conscience.

L’identité éclate au profit d’une conception dynamique et prodigieuses forces : le moi, le ça et le surmoi et d’une vision du sujet confronté à des exigences conflictuelles qui l’agissent à son inser, d’où l’accent mis sur les processus d’identifications inconscients à travers ces processus que la personnalité se constitue en appuyant bien sur le poids important des qualités de personnes de l’entourage prise comme modèle « Freud montre (…..) que ces identifications forment une structure complexe dans la mesure où le père et la mère sont chacun à la fois objet d’amour et de rivalité. 

(La planche et le pontalis, 1987)

La conception psychanalytique et plus précisément l’approche Freudienne s’intéresse beaucoup plus a l’aspect conflictuel de la construction de soi.

Elle insiste sur les processus à l’œuvre plutôt que sur l’état auquel ils aboutissent.

Donc ; L’acquisition de l’identité est un processus dialectiques du rapport sujet/objet (GREEN, A. 1979.).

En psychanalyse il s’agit de la représentation du sois alors c’est la représentation du moi.

Lipiansky (1992) propose que l’identité du sujet puisse être définie comme s’articulant autour d’une distinction entre identité du moi et identité du soi « le soi est l’aspect spécifiqueme

Ainsi, l’identité est d’abord un système dynamique à la fois processus de structure qui bien qu’en construction permanente demeure une organisation stable. Interne au sujet, elle est également en interaction avec l’extérieur : « le soi représente le pole complètement interne. Le moi est tourné vers la réalité extérieure et au moyen de ses fonctions actives adaptation. Il permet au sujet de s’accommoder à son environnement.  

Nous retrouvons la corrélation établie par Gamilleri entre : « Le soi idéal » (anthologique) et « l’identité réelle » (pragmatique en prise avec la réalité) sur laquelle nous reviendrons pour expliquer les stratégies identitaire. Les dimensions sociales (l’environnement, l’extérieure) et individuelles (interne au sujet) de l’identité s’interpénètrent donc intiment.

Revenant sur le  point  qui aborde la centration sur soi et et décentration vers les autres ; Erick Erikson (1963) disait : «L’accès à la retraite peut permettre de faire le   point sur votre vie. En d’autres termes, le moment est venu pour moi de faire des «évaluations».

Evaluer implique nécessairement d’articuler deux aspect qui peuvent parfois être  reçue comme contradictoires : «Donner valeur» (subjectivement) ; l’identité sociale est la partie du concept de soi d’un individu qui résulte de la connaissance qu’à cet individu d’appartenir à un groupe sociale ainsi que la valeur et la signification émotionnelle qu’il attache à cette appartenance. Tout simplement ………..

A partir de cette définition Tajfel et Turner (1986) établissent trois   principes généraux :

-        Les individus cherchent à accroitre ou maintenir leur estime à soi. Ils aspirent donc un concept de soi positif.

-        Les catégories sociales et le fait d’appartenir à ces catégories sont connotés positivement ou négativement. Ces évaluations sont partagées aussi bien par les membres d’un groupe que par les membres des différents groupes. Les valeurs de l’identité sociale de la personne.

-        L’évaluation d’un groupe se fait par comparaison avec certains autres groupes sur des dimensions importantes. S’il ressort de la comparaison un écart en faveur l’endrogroupe, cela lui confrère un fort prestige, mais si la comparaison est négative pour l’endrogroupe le prestige qui en est retiré est faible (Tajfel et Turner, 1986).

 

-Identité et identification :

L’identification  selon Pierre Tap à deux fonctions plus au moins contradictoires dans la genèse de l’identité :

 

-    une fonction défensive :

Dans la mesure ou elle permet au sujet d’échapper au moins provisoirement à l’angoisse issu du conflit entre la forces de ces désires et les exigences d’autrui, entre le sentiment d’impuissance ou de dévalorisation  et le désire d’actualiser des pouvoirs entre le désire de maintenir une id entité et celui d’espérer des changements en tenant compte des variations survenus dans la situation ou dans les relations avec l’entourage.

 -    Une fonction constructive :

Par les conséquences qu’elle provoque. Elle favorise à la fois l’unité du : «pour-soi» se réalise, malgré et à travers des identifications (à des êtres, des modèles, dans des rôles dont la multiplicité, loin d(aliéner l’individu permet au contraire la structuration particulière du dynamisme qui le définit fondamentalement . la personne est une rectitude en quête d’identification passée (Filloux, 1957).

.Conclusion

Le phénomène de l’identité est du ressort du paradoxe existentiel où le sujet se rend à la fois à être identique et différent.

Elle renvoie le sujet à ce qu’il a d’unique, à son individualité comme elle englobe des notions comme la conscience de soi et la représentation de soi.

 

Bibliographie :

1-Barus_Michael et al  (2002) : Vocabulaire de la psychologie, référence et position, Ères, Paris.

2-Frome, E (1976): Espace for freedom, New York, Farrar Rinehart.

3-Pierre tape (1976): L’identité individuelle et personnalisation, science de l’homme, Privat   

4-Tajfel, H and Turner, J-C (1986): The social identity theory of intergroup behavior, in. s. worchel and w. Austin  (Eds) psychology of intergroup relation     (2 nd.ed.) Chicago, Nelson- Hall   

5-GREEN, A.( 1979) : Atomes de parenté et relations œdipiennes » dans L'identité, Actes d'un séminaire dirigé par Claude Lévi-Strauss. Paris,

6- LAPLANCHE, J ; PONTALIS, J.B., (1967) : Vocabulaire de psychanalyse, Paris, PUF.

 

 

 

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