MISE EN VALEUR DES SOLS A OLIVIER DANS LA REGION DE TLEMCEN-

ALGERIE: UNE COUVERTURE VEGETALE POUR AMELIORER LA FERTILITE DES SOLS

 

Mostafia BOUGHALEM1, Mohamed MAZOUR1 et Baghdad MAACHOU2

 

1Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie.

2Chercheur en législation et réglementation rurale, Tlemcen, Algérie. Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L’exploitation  irrationnelle  des  sols  de  la  région  de  Tlemcen  par  l’homme,  fragilisés  par  les contraintes climatiques, favorise localement la dégradation souvent irréversible des oliveraies. Sous le climat semi-aride de l'ouest  algérien, où  la  pluviométrie est  caractérisée par  son irrégularité et  sa mauvaise  répartition,  l’entretien  du  sol  grâce  aux  modes  de  gestion  des  terres  favorisant  la conservation de l'eau, est primordiale pour la bonne croissance et la fructification de l’olivier. Par ailleurs, le système de culture est le facteur important où l’homme peut intervenir pour modifier la sensibilité des sols à l’agressivité des pluies. Contrairement aux oliveraies traditionnelles, où le sol est nu entre les arbres, une méthode particulièrement efficace consiste à faire pousser des plantes basses entre les oliviers pour retenir le sol et le protéger de l’érosion. Dans ce cadre, l’analyse des  résultats de mesures du ruissellement et de l’érosion en nappe, obtenus en parcelles expérimentales de type Wischmeier durant   la période 1991-2005 nous a permis d’évaluer l’impact de certains systèmes de cultures intercalaires dans les oliveraies de Tlemcen, sur   les pertes en eau et en terre. Les résultats montrent que les quantités de sédiments érodés varient selon le mode de gestion du couvert végétal. Elles plafonnent sur   sol nu (5,90 t/ha/an) ;   assez élevées sur parcelles traditionnelles (0,10 à 3,95 t/ha/an) et réduites sur parcelles améliorées (0,10 à 2,50 t/ha/an). Les teneures en carbone organique du sol (C)  sont faibles. Elles varient de 0,63 à 3,33% : 0 à 10 cm de profondeur et de 0,6 à 1% : 0à30 cm de profondeur. Les stocks en carbone organique durant les années de mesures dans les 10 premiers cm du sol ont diminué de 10 à 25% pour les sols nus, de 8% sur les systèmes traditionnels. Par contre sur les systèmes améliorés les stocks ont augmenté de 5 à 28%.

Il parait clairement que ce sont les sols nus inter-arbre qui contribuent à la dégradation majeure de la fertilité des sols.

 

Mots clés: Olivier, érosion,  systèmes de cultures, Carbone organique, Fertilité.

 

 Tel/Fax : 029 71 65 71  e-mail : ecosys.2009@yahoo.fr  / ouargla.oasis@yahoo.fr

 

 

 Télécharger l'article