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IMPACT DES MANTES SUR LA POPULATION D’INSECTES DANS UN ECOSYSTEME DE PALMERAIE DANS LA REGION D’OUARGLA.

KORICHI Raouf  

This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. ) BP.511, Dépt. Sci. Agronom. univ. Ouargla. 

(2ème inscription en Doctorat ès sciences option écologie saharienne)

Encadré par : Pr. OULD EL HADJ M. D.

 

Résumé

De tous temps, les agriculteurs se sont trouvés confrontées aux ravages causés notamment par les insectes. Au moins un quart des espèces d’insectes sont prédatrices ou parasites d’autres insectes. C’est justement parce que les insectes sont garants de la survie des écosystèmes que la destruction inconsidérée de certaines espèces dites nuisibles peut rompre le délicat équilibre des chaînes biologiques. Dans ce but, la lutte biologique utilisera des prédateurs qui contribuent dans une large mesure à la sauvegarde de l’équilibre des écosystèmes de zones arides. Ces écosystèmes sont tout à fait particuliers et originaux, tant du point de vue de la flore que de la faune, et qui sont de fait parfaitement adaptés à des conditions climatiques difficiles. Les Mantodea ou mantes font partie de ces insectes hautement prédateurs. Elles constituent de ce fait un intérêt pour l’agriculture. Si la diversité des formes de ces insectes est connue, celle de leurs biotopes, de leurs fonctions dans les systèmes écologiques et de leurs régimes alimentaires l’est beaucoup moins. Il s’agit de connaitre les performances de ses auxiliaires prédateurs en essayant de savoir quelles pourraient être les proies préférées des mantes dans un écosystème de palmeraie de la région d’Ouargla (Sahara septentrional Est-Algérien). L’inventaire a abouti à la capture de 9 espèces de mantes appartenant à 3 familles distinctes. La plupart vivent dans l’écosystème de palmeraie où les insectes sont les plus abondants. Par ailleurs, l’activité trophique des Mantodea est réalisée grâce à l’analyse des contenus de leurs excréments. La comparaison des régimes alimentaires de 8 espèces de mantes confirme leur forte insectivorie. Le pourcentage des Insecta est de 93,5 % dans la palmeraie entretenue. Les valeurs de l’indice de Shannon-Weaver atteignent 5,57 bits. Mantis religiosa a consommé que des insectes dont des Orthoptera (35,7 %) et des Diptera (35,7 %).  L’indice de sélection (Ii) montre que Mantis religiosa cherche à consommer des Diptera (+ 0,36) et des Orthoptera (+ 0,31). Dans le régime alimentaire d’Iris oratoria, les Insecta avec 96,7 % sont plus ingérés que les Arachnida (3,3 %). Il y a  ressemblance entre les régimes trophiques des espèces étudiées.Pour ce qui concerne les proies, les Diptera, les Orthoptera, les Hymenoptera et les Heteroptera sont les plus ingérés par les espèces de mantes notant ainsi leur caractère généraliste. La connaissance de la diversité des Mantodea adaptées aux écosystèmes de palmeraies, de leur régime trophique, a permis de dégager leur favoritisme alimentaire. Elles sont insectivores, consomment des proies moyennement variées et de taille différentes. Plusieurs paramètres conditionnent leur comportement alimentaire dans le choix des proies. L’utilité de la connaissance du régime alimentaire des mantes a toute son importance dans la mesure où ces espèces prédatrices bien adaptées, exercent sur l’environnement, un impact positif en limitant les populations de déprédateurs de cultures dans les agroécosystèmes industriels des milieux arides.      

 

Most- clés: Mantodea, écosystèmes sahariens, biodiversité, auxiliaires, régime trophique.

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