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Contribution du dromadaire dans le transfert des graines des plantes spontanées du Sahara septentrional algérien

TRABELSI Hafida, CHEHMA Abdelmadjid, SENOUSSI Abdelhakim

Laboratoire de Bio-ressources sahariennes. Préservation et valorisation.

Université Kasdi Merbah- Ouargla

Année d’inscription: 2010/2011

E-mail : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

 

Résumé 

Le dromadaire est connu comme étant le seul animal d’élevage adapté à la valorisation de la végétation saharienne. Le principal objectif de ce travail est d’étudier le rôle écologique de cet animal sur son écosystème désertique dans le maintien et la prolifération du couvert floristique par la dispersion des graines par endozoochorie. Pour cela, nous nous proposons d’analyser le contenu des rejets fécaux de cet animal en graines à travers une étude spatiotemporelle dans le but de prélever les graines et les soumettre aux différents tests de germination. Les résultats préliminaires obtenus permettent de mettre en évidence le rôle particulier du dromadaire en tant qu’un vecteur de dissémination des graines des plantes sahariennes à travers les aires très étendus de son écosystème extrêmement fragile.

 

Mots clés : Dromadaire, Crottes, Graines, Plantes spontanées, Parcours sahariens.

 

Introduction

L’écosystème saharien est caractérisé par des conditions édapho-climatiques très rudes et très contraignantes à la survie des êtres vivants, ne permettant le développement que d’un couvert floristique très rude et particulièrement adapté [1,2].  Dans cet environnement aux maigres ressources, le dromadaire est un animal qui s’adapte mieux que n’importe quel autre animal d’élevage aux conditions désertiques [3,4,5], il exprime des capacités d’adaptations lui permettant de valoriser au mieux les ressources floristiques disponibles [6,7,8]. Cependant, les interrelations entre les plantes et les animaux sont nombreuses et complexes. Entre autre, l’endozoochorie, constitue l’un des éléments primordiaux permettant l’équilibre écologique des écosystèmes. En effet, dans l’écosystème saharien, le dromadaire, est le principal animal d’élevage utilisant les ressources floristiques, et peut ainsi contribuer à la dispersion des graines par endozoochorie. C’est précisément dans ce contexte, et dans la perspective d’étudier le rôle écologique du dromadaire dans la régénération et la prolifération du couvert floristique des parcours du Sahara septentrional que s’inscrit ce projet de recherche.

 

Méthodologie du travail

Afin d’atteindre les objectifs tracés, nous avons adopté la méthodologie suivante, à savoir sur terrain et au laboratoire

 

                                                                          

                                                                             

 Au laboratoire

  • Des analyses microscopiques des fèces du dromadaire afin de déterminer les graines des plantes broutées qui y existent,

des testes de germination des graines issues des fèces pour avoir une idée sur l’effet du passage des graines dans le tractus digestif du dromadaire sur leur pouvoir germinatif,

  •  Mise à germination des crottes du dromadaire afin

de connaitre l’effet des crottes sur la germination et la croissance des plantules.

                                                                          

                                          

Résultats préliminaires

Les résultats préliminaires obtenus permettent de montrer que les crottes du dromadaire contiennent des graines qui peuvent donner de nouvelles plantes quand les conditions météorologiques sont favorables à la repousse sur le plan écologique.

 

 

Conclusion

Dans un monde qui s’inquiète à juste titre du devenir écologique de la planète, il est nécessaire de mettre en évidence le rôle particulier du dromadaire en tant qu’un vecteur de dissémination des graines des plantes sahariennes à travers les aires très étendus de son écosystème. Il peut être considéré comme un des principaux éléments contribuant à la régénération du couvert floristique saharien.

 

 

Quelques références bibliographiques

[1]Quezel P.La végétation du Sahara: Du Tchad à la Mauritanie. Fischer: Stuttgart,1965.

[2]Ozenda P.Flore et végétation du Sahara. Paris: Centre national de la recherche Scientifique (CNRS), 1983.

[3]Peyer de Fabregues B. le dromadaire dans son milieu naturel. Elev Médit Vét Pays Trop 1989; 1: 127-132.

[4]Bengoumi M, Faye B. Adaptation du dromadaire à la déshydratation. Sécheresse 2002;13 : 121-129.

[5]Chehma A, Longo HF. Bilan azoté et gain de poids chez le dromadaire et le mouton, alimentés à base de sous-produits de palmier dattier, de Drinn ″Stipagrostis pungens″ et de paille d’orge. Cah Agric  2004; 13: 221-226.

[6]Moslam M, Megdiche F.L’élevage camelin en Tunisie. Opt Médit 1989; 2: 33-36.

[7]Chehma A. Etude floristique et nutritive des parcours camelin du Sahara septentrional algérien. Cas des régions de Ouargla et Ghardaïa. Thèse Doctorat, Université Badji Mokhtar, Annaba, 2005.

[8]Chehma A, Faye B, Djebar MR. Productivité fourragère et capacité de charge des parcours camelins du Sahara septentrional algérien. Sécheresse 2008; 19: 115-121. 

 

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