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L'AUTONOMIE ALIMENTAIRE DES EXPLOITATIONS LAITIERES DANS LE NORD EST ALGERIEN ET SON IMPACT SUR LE PRIX DE REVIENT DE LAIT

 

BOUSBIA A. (1)., GHOZLANE F. (2)., LAIB M. (3).,  BENIDIR M. (4)., BELKHEIR B. (5).

 

(1) Département des sciences de la nature et de la vie,  université de 08 mai 1945, B.P 401 Guelma 24000.

(2) Département de zootechnie, école nationale supérieure agronomique (ENSA ex. INA), Elharrach, Alger.

(3) Département des sciences de la nature et de la vie, université de Skikda. , Algérie.  

(4) Institut national de la recherche agronomique (INRA), station de Sétif BP 358, 19000 Algérie.

(5) Institut national de la recherche agronomique (INRA), station Oued Ghir – Bejaia, 06017 Algérie.

 

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L’autonomie des exploitations agricoles est l’un des grands principes de l’agriculture durable afin d’optimiser les systèmes de production et d’assurer une optimisation du territoire avec le minimum d’intrants.

L’utilisation excessive des denrées importées, telle que le maïs le soja, va poser le problème de la solidarité planétaire des agriculteurs. Elle renforce leur dépendance vis-à-vis d’autres zones de production. Elle accentue la spécialisation de ces dernières, qui deviennent à leur tour dépendantes du marché mondial. Enfin, elle contribue à la surproduction chronique des régions occidentales qui en retour débarrassent leur surplus sur les marchés mondiaux et découragent ainsi la production locale. Dans cette optique ce travail consiste à évaluer l’autonomie alimentaire des exploitations laitières ainsi l’impact économique de l’utilisation du concentré sur le prix de revient d’un litre de lait. Une enquête a été conduite dans vingt quatre exploitations, ceci concerne la zone nord de la région de Constantine pour faire un état des lieux des élevages au niveau de l’échelle socio territoire, sur la base de la méthode IDEA (Vilain et al., 2003) utilisée pour l’évaluation de l’indicateur « contribution à l’équilibre  alimentaire mondial ». Les principaux résultats de l’évaluation de cet indicateur montrent une note maximale de 10 et minimale de 0 avec une  moyenne de 4,33sur 11, cette mauvaise note s’explique par le fait que sur l’ensemble des éleveurs enquêtés n’arrivent pas à couvrir par leur production la totalité des besoins du cheptel. On trouve que 33,34 % de l’échantillon total ont une note nulle en raison de leur taux d’importation très élevé qui varie entre 61,33 et 87,5 % dû à l’incompatibilité entre le nombre d’UGB et la SAU ce qui induit les éleveurs à avoir recours excessif aux aliments concentrés au détriment l’autonomie de ces exploitations vis-à-vis à des achats alimentaires. En outre, 25 % de l’échantillon total ont une note de 4, qui est encore au dessous de la moyenne sachant que la note maximale est de 11. Avec un taux d’importation qui varie de 30,22 à 38,4%. En plus, 16,17 % de l’échantillon total ont une note de 6, légèrement supérieure à la  moyenne avec un taux d’importation qui varie entre 21,6 et 24 %. Cependant, 8,34 % de l’échantillon total avec une note de 8, ce qui reflète une meilleure optimisation du territoire avec le minimum d’intrants ce qui rend l’exploitation moins dépendante à l’approvisionnement d’aliment de bétail de l’extérieur. En effet, une grande partie des exploitations ont une mauvaise note ce qui rend les exploitations dépendante en matière d’approvisionnement en aliment de bétail et qui compromet la rentabilité des ces exploitations. Cela affecte négativement le prix de production du lait qui oscille entre 21 DA /L et 37,13 DA / L avec une moyenne de 26,41DA / L. Ce prix de revient est en dessus du prix de vente du lait recombinés.

 Les résultats enregistrés montrent que le concentré participe dans le coût de revient d’un kg de lait crû par une proportion qui varie entre 36,93% à 63,35 % avec une  moyenne de 55,13% du coût de production toutes exploitations confondues. En effet, une grande partie des éleveurs l’utilisent avec des quantités excédentaires (dépassant les normes requises) quantités qui ne seront pas utilisées directement dans le processus de production du lait. Ce surplus de concentré va alourdir les charges alimentaires et induire ainsi un coût de production élevé où la politique des prix c’est sans doute l’élément essentiel d’une politique laitière.

Mots clés : Autonomie alimentaire, concentré, prix de revient, production laitière.

 

 

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